Diminuer ses dépenses de fonctionnement en étalant certaines charges Abonnés
Etaler les indemnités de renégociation d’un emprunt (compte 4817)
Une gestion active de la dette peut permettre son réaménagement grâce à la renégociation de certains emprunts, par exemple en modifiant la nature du taux, ou en regroupant certaines lignes d’emprunt. De plus, la commune peut décider d’alléger sa dette pour retrouver une capacité à investir en allongeant la durée de certains emprunts.
Le référentiel M57 précise que ces indemnités, qu’elles soient capitalisées ou non, s’imputent au compte 668 « Autres charges financières » (6681 ou 6688) et peuvent faire l’objet d’un étalement sur une période ne devant pas excéder la durée de l’emprunt initial restant à courir avant la renégociation, sauf si le nouvel emprunt est d’une durée inférieure à celle de l’emprunt initial.
Etaler des charges exceptionnelles (compte 4818)
Hormis le cas des frais d’études, de réorganisation ou de restructuration des services qui peuvent être étalés sur une durée maximale de cinq ans, le compte 4818 « Charges à étaler » ne peut être utilisé que sur autorisation conjointe des ministres du Budget et des Collectivités territoriales puisqu’il constitue une dérogation au plan comptable général avec lequel la présente instruction doit être conforme.
Etaler la cotisation d’assurance dommage-ouvrage
Tout constructeur d'un ouvrage est responsable de plein droit, envers la commune, en sa qualité de maître d’ouvrage, des dommages, même résultant d'un vice du sol, qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou qui, l'affectant dans l'un de ses éléments constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement, le rendent impropre à sa destination (art. 1792, code civil).
Par « ouvrage », on entend la globalité de la construction de caractère immobilier avec tous ses éléments constitutifs et d'équipement : bâtiments, travaux de génie civil, voiries et réseaux divers, travaux sur existants (rénovation ou réhabilitation).
Par « élément constitutif », on entend les ouvrages de viabilité, de fondation, d'ossature, de clos ou de couvert.
Notons que cette garantie s’étend sur une période de 10 ans à compter de la date de réception de l’ouvrage : c’est ce qu’on appelle la garantie décennale.
Pendant la période de garantie décennale, l’assurance dommage-ouvrage permet à la commune d'obtenir de son assureur les sommes nécessaires afin de préfinancer les travaux pour remédier aux dommages ou malfaçons qui peuvent apparaître dans les ouvrages, et ceci avant que ne soit déterminée la responsabilité des personnes participant à la construction.
Pour limiter l’effet budgétaire de cette dépense sur la section de fonctionnement, la commune peut étaler cette charge sur la durée de la garantie, c’est-à-dire sur 10 ans.
Olivier Mathieu le 27 mai 2025 - n°2365 de La Lettre du Maire
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